Je sais, c'est le contraire de ce que j'avançais hier. On s'enlise, c'est clairement le temps de quitter le navire.
N'empêche, un article intéressant aujourd'hui sur "The wine economist", qui se nomme
"The paradox of «Wine» choice" ( http://wineeconomist.com/2010/12/27/the-paradox-of-wine-choice/ )
En gros, parallèle intéressant entre l'épicerie, et un des produits qu'on y trouve. Dans un super-marché grande surface, on trouve quelques 47 000 produits. C'est 5 fois plus qu'il y a 35 ans.
Et sur les 47 000 produits, on compte généralement plus ou moins 1500 vins différents.
C'est nettement pas assez....
Non, je rigole, y'a de quoi faire pour rincer la lasagne aux légumes du souper (surtout si la section bordeaux regorge de vins modestes issus de petits millésimes. Voir notice "végétale" dans le lexique...)
Je comprend que pour la majorité des gens, c'est trop. C'est difficile de faire un choix. Difficile de faire un choix, puisqu'on met toujours de l'avant que c'est noble d'être un bon consommateur. Un consommateur averti. Qui fait le meilleur choix possible. Qui en a le plus pour son argent. Qui fait l'Achat rapport qualité/prix optimal.
Je suis le premier à regarder la section des macédoines de légumes chez Loblaws, en me demandant qui veut vraiment autant de choix dans le rayon du légume mou et insipide. Prenons une fêve jaune en canne. Une marque haut-de-gamme, une marque bas de gamme, je suis parfaitement heureux, et je fais mon choix sans problème: Je les laisse aux autres... J'ai pas envie de magasiner ma macédoine en lisant le protégez-vous, et de me sentir édifié parce que j'ai acheté LA macédoine...
Mais dans le fond, que ce soit le vin ou les haricots, faut se détendre. C'est pas un concours. Y'a rien à gagner. Faut lâcher prise. Au pire, le vin aurait pu être meilleur Jacqueline, mais quand même, l'épisode de Virginie de ce soir était trépidant. Le verre, il est pas à moitié plein, hein?
Amateur de vin et de vie, avec un avis virulent et vindicatif sur plusieurs sujets. Vif d'esprit, curieux, et irrévérent à mes heures, j'aime profondément la diversité, l'originalité...mais pas à n'importe quel prix.
Aucun message portant le libellé diversité. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé diversité. Afficher tous les messages
mercredi 29 décembre 2010
mardi 28 décembre 2010
De la diversité, comme réel incitatif à boire du vin
Contrairement à la plupart des gens qui ont eu la piqûre en buvant du vin, mon coup de foudre a été assez différent.
Dans ma famille, on buvait pas vraiment de vin. Mes oncles et tantes oui par contre, et lors de réunions de familles, ils s'extasiaient à goûter des vins différents. Je trouvais ça plutôt étrange, intriguant. Je pigeais pas "what the fuzz was about".
Et plus tard, je me suis rendu compte qu'on vend, au québec, environs 20 000 sortes de vins différents. 20 000 fois des raisins écrasés, qui fermentent, qu'on met dans une gugusse archaique, une bouteille de verre, dont l'orifice est obstrué par un bout de bois... C'est plein de symbole, y'a un côté vraiment romantique à la chose. Et après, pour le même objet, en fonction de la provenance, de l'Année de production, ca peut coûter 8$ ou 3000$. Un peu comme pour des billets de pestacles (synonyme de spectacle), y'a des gens qui font la file, et sont prêt à tuer pour obtenir certaines cuvées.
C'est étrange, ca soulève les passions...
Et sincèrement, si le monde merveilleux des cornichons en pots m'offrait autant de diversité à explorer, en me proposant des cépages de cornichons, et des producteurs mythiques, de petites productions, de nouveaux millésimes de pickle édition spéciale, je serais mordu de cornichons. Je les collectionnerais, en pensant, ému, à ma prochaine bouchée du fameux légume, délicatement mariné. Je trouverais surement, en comparant des pickles, que certains sentent la fraise, le cuir, avec une touche un peu acacia.
Je serais un pickle snob. Je gazerais l'assemblée sur ce souvenir d'un pickle marinade spéciale aneth/zest de citron du sud de l'italie, et de l'émotion ressentie... Je me rentrerais des pickle à l'Aveugle, en essayant de trouver le cultivar. "Y'a le côté un peu anis qui me fait dire amérique du sud, mais en même temps, c'est plus craquant, comme les dill allemands de l'entre deux guerres"...
C'est la variété, la diversité, qui rend la vie passionnante.
J'ai choisi le vin parce que toute ma vie, je vais découvrir, je vais essayer des trucs nouveaux, je vais apprendre. J'aurai jamais fait le tour. C'est impossible... ils arrêtent pas de sortir de nouveaux millésimes, sans aucune considération pour l'amateur qui essaie de faire le tour...
Émile Peynaud présente le dégustateur comme un détective, yeux, narines et bouche à l'affût. Ca me plaît, mais versus le boulot de détective, ça a surtout l'avantage d'être plus hygiénique que de jouer avec des cadavres. Moins de microbes.
Dans ma famille, on buvait pas vraiment de vin. Mes oncles et tantes oui par contre, et lors de réunions de familles, ils s'extasiaient à goûter des vins différents. Je trouvais ça plutôt étrange, intriguant. Je pigeais pas "what the fuzz was about".
Et plus tard, je me suis rendu compte qu'on vend, au québec, environs 20 000 sortes de vins différents. 20 000 fois des raisins écrasés, qui fermentent, qu'on met dans une gugusse archaique, une bouteille de verre, dont l'orifice est obstrué par un bout de bois... C'est plein de symbole, y'a un côté vraiment romantique à la chose. Et après, pour le même objet, en fonction de la provenance, de l'Année de production, ca peut coûter 8$ ou 3000$. Un peu comme pour des billets de pestacles (synonyme de spectacle), y'a des gens qui font la file, et sont prêt à tuer pour obtenir certaines cuvées.
C'est étrange, ca soulève les passions...
Et sincèrement, si le monde merveilleux des cornichons en pots m'offrait autant de diversité à explorer, en me proposant des cépages de cornichons, et des producteurs mythiques, de petites productions, de nouveaux millésimes de pickle édition spéciale, je serais mordu de cornichons. Je les collectionnerais, en pensant, ému, à ma prochaine bouchée du fameux légume, délicatement mariné. Je trouverais surement, en comparant des pickles, que certains sentent la fraise, le cuir, avec une touche un peu acacia.
Je serais un pickle snob. Je gazerais l'assemblée sur ce souvenir d'un pickle marinade spéciale aneth/zest de citron du sud de l'italie, et de l'émotion ressentie... Je me rentrerais des pickle à l'Aveugle, en essayant de trouver le cultivar. "Y'a le côté un peu anis qui me fait dire amérique du sud, mais en même temps, c'est plus craquant, comme les dill allemands de l'entre deux guerres"...
C'est la variété, la diversité, qui rend la vie passionnante.
J'ai choisi le vin parce que toute ma vie, je vais découvrir, je vais essayer des trucs nouveaux, je vais apprendre. J'aurai jamais fait le tour. C'est impossible... ils arrêtent pas de sortir de nouveaux millésimes, sans aucune considération pour l'amateur qui essaie de faire le tour...
Émile Peynaud présente le dégustateur comme un détective, yeux, narines et bouche à l'affût. Ca me plaît, mais versus le boulot de détective, ça a surtout l'avantage d'être plus hygiénique que de jouer avec des cadavres. Moins de microbes.
S'abonner à :
Messages (Atom)